Vos expériences, vos témoignages – Part 5 : Aurore Lapeyre chez AHJV au Togo

Aurore Lapeyre a passé quelques semaines en tant que bénévole (avec Cédric Schultz dont vous pouvez lire le témoignage et regarder les superbes photos ici) au sein de l’association AHJV au Togo (Association Humanitaire des Jeunes Volontaires du Togo). Elle a livré son histoire à PLANET N’GO.

Visitez ici la fiche de cette association sur le site de PLANET N’GO >>

Si vous êtes bénévole ou si vous représentez une association, vous pouvez partager votre histoire avec nous. Contactez Andrea : andrea (@) planetngo.org. A bientôt !

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GoodnessTV a interviewé la présidente de PLANET’NGO

GoodnessTv est un site de diffusion vidéo et une WebTv consacrés à tous ceux et celles qui travaillent à faire une différence positive dans le monde. En tant que fondatrice de PLANET’NGO, Caroline Herbert fait désormais partie du club des “fabricants d’espoir”.

Votez pour la vidéo, partagez-la avec vos réseaux ! Plus elle sera vue, plus l’association sera connue, et plus les petites ONG pourront en bénéficier. Merci d’avance !

Regardez la vidéo !

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Vos expériences, vos témoignages – Part 4 : Cédric Schultz chez AHJV au Togo

Cédric n’est pas seulement un bénévole dévoué qui a trouvé sa mission à l’aide de PLANET’NGO, il est également photographe amateur. Découvrez dans la suite de l’article le témoignage de son passage dans l’Association Humanitaire des Jeunes Volontaires du Togo ainsi que ses photos passionnantes et très touchantes.

Visitez ici la fiche de cette association sur le site de PLANET’NGO >>

Expérience de 2 mois en tant qu’infirmier avec l’ AHJV Togo :

“Je suis arrivé à l’aéroport de Lomé un lundi soir. Accueil par Coco, président de l’asso au Togo et Meck un des membres. Présentation rapide, on monte dans un taxi direction la maison mère à Tsévié. Arrivé à la maison, tout les membres de l’asso’ nous attendent pour l’accueil officiel. Une douzaine de personnes est là. Présentation officielle, de chacun des membres. Très bon accueil de la part de tous. Bonne idée que cette présentation. Je suis tout désorienté, je n’arrive pas a retenir les noms mais la première impression est bonne.

La première semaine sera dédiée à la découverte de ce nouvel environnement, des familles de chacun et à la présentation du projet qui commencera réellement la semaine d’après. C’est une bonne semaine d’acclimatation, très utile pour se sentir de suite a l’aise. Chaque membre de l’association est au petit soin, ce temps permet aussi de connaître chacun personnellement.

Le projet débute la deuxième semaine réellement. Nous partons pour Vogan avec 4 des membres de l’association, Pierre, Marco, Romaric et Meck. Notre projet sera principalement axé sur la santé et les soins à la population locale. Les semaines se partagent un jour sur deux dans une petite Clinique, et l’autre en itinérant sur les villages environnants.

Le travail à la clinique consiste à faire d’une part des consultations et d’autre part, et c’est le plus gros du travail là-bas, à faire les soins de pansements. La clinique est tenue par un pasteur ghanéen qui, grâce à des relations étroites avec des Américains, permet à la population d’avoir accès aux premiers soins à moindre coût. Notre travail là-bas se déroule de 8h à 13h en compagnie de Ambroise, infirmier responsable de la structure. Nous voyons chaque matin une trentaine de patients.

Le travail itinérant, lui, consiste à aller en moto de village en village afin de soigner les plaies de personnes ne pouvant venir jusqu’à la clinique. Là aussi nous travaillons de 8h a 13h en compagnie d’Ambroise. Ce travail itinérant a été passionnant par la richesse des relations avec les villageois. Il m’a permis d’aller au plus prés de la population, de découvrir leur mode de vie et les difficultés quotidiennes qu’ils rencontraient.

L’équipe soignante de la clinique, Ambroise, Coco, Anita et bien entendu le Pasteur, m’ont intégré immédiatement. Cette collaboration pendant 1 mois a permis de nombreux échanges, avec une vraie écoute de la part de chacun. Ceci est important car ce genre d’expérience doit nous amener à évoluer l’un et l’autre dans notre façon de travailler. C’est pour moi le but d’une action humanitaire. Je suis ravi d’avoir pu apprendre de chacun et je sais que j’ai pu faire passer aussi des techniques de soins qui seront utiles à la Clinique.

Les après-midi sont consacrés à l’animation et la sensibilisation.

L’association AHJV a de nombreux projets visant évidemment les jeunes. Elle propose des animations dans les écoles pour divertir les plus jeunes, leur faire faire un peu de sport. Cet exercice, beaucoup plus difficile qu’il n’y parait, est réalisé avec excellence par mes compagnons de route. Rien qu’à voir les yeux des enfants quand Marco, Pierre, Romaric et Meck arrivent dans la cour de l’école, on comprend tout de suite qu’il y a une réelle attente et un vrai besoin de la part de ces petits frères. C’est que la vie est dure au Togo, même quand on est tout petit. L’animation n’étant pas mon truc et ne voulant pas laisser les membres de l’asso travailler seul, on décide tous ensemble de monter un projet sur une sensibilisation à l’hygiène : importance du lavage des mains, de la propreté de l’environnement et rappel sur les principales maladies rencontrées.  Nous passerons donc nos après-midi à aller dans les classes pour délivrer notre message et bien entendu divertir un peu les enfants. Nous décidons aussi d’acheter des panières en guise de poubelles pour la cour de l’école et des seaux à mettre devant chaque classe pour que les élèves puissent se laver les mains.

Mon projet aura duré 5 semaines à Vogan.

La dernière semaine, retour à Tsévié, petit passage au village isolé de Kouniko, pour apporter quelques vêtements et visite touristique de Kpalimé avec ses cascades et son pic.

Cette expérience a été pour moi aussi humanitaire qu’humaine tout simplement.

Certes mon travaille là-bas a été utile et enrichissant professionnellement, mais c’est personnellement que j’en retire le plus. Les membres de l’association AHJV m’ont permis de découvrir et de partager leur culture, totalement différente de la mienne. Ils ont partagé avec  moi leurs difficultés et leurs joies avec toute leur bienveillance et leur gentillesse. Ils sont ouverts d’esprit, attentionnés, combatifs vis-à-vis de leur projet. Ils ont fait de cette aventure une expérience inoubliable. Le Togo est un pays qui est immobilisé dans son développement par un gouvernement quasi totalitaire et largement corrompu. C’est un pays qui possède des richesses mais malheureusement rien n’est fait pour aider la population à avancer. C’est grâce à des associations comme l’AHJV que des petits pas en avant sont possibles.

Merci à Marco, Pierre, Romaric, Meck, Cléa, Kordjo, Coco, Sino et les autres pour leur accueil, leur accompagnement et leur détermination.”

Cliquez ici pour visiter l’Album Photo de Cedric sur le Flickr de Planet’NGO :

Association AHJV Togo

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L’association UJPOD-Togo nous fait découvrir ses actions en image

Cliquez ici pour découvrir la vidéo : 

Association UJPOD - Togo

Association UJPOD - Togo

Pour plus d’informations, découvrez sa fiche sur PLANET’NGO

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Vos expériences, vos témoignages – Part 3

Pendant la Semaine de la Solidarité Internationale, nous avons reçu de nombreux témoignages de la part de personnes qui avaient vécu une expérience de bénévolat significative. Après Caroline au Vietnam et Eric au Maroc, Elodie partage avec nous sa rencontre avec un peuple d’Amazonie :



Issue d’une famille multiculturelle, j’ai grandi dans un mélange de langues et de traditions. Ainsi, depuis toute petite, j’ai appris à m’intéresser aux cultures étrangères. J’ai d’ailleurs orienté mes études dans ce sens puisque je me suis tournée vers les Langues Etrangères Appliquées, puis la Coopération Internationale. Grâce à mes études, mes expériences internationales ont été nombreuses. Ainsi, j’ai vécu cinq mois aux Etats-Unis en 2008, encadré un groupe folklorique chilien en 2009 pour l’Association Nationale Cultures et Traditions, et vécu six mois en Espagne en 2011. Dans ce récit, c’est ma rencontre avec le peuple Shuar de la Communauté équatorienne de Wankants que j’ai décidé de vous raconter.
Depuis 2009, je suis restée en contact avec l’Association Nationale Cultures et Traditions (ANCT) basée dans l’Allier. Sa mission principale est de faire connaître et de protéger les cultures traditionnelles et populaires. Elle organise notamment chaque année un Festival des Cultures du Monde, à Gannat. En 2010, son délégué général, Jean Roche m’a proposé d’aller à la rencontre d’une tribu Shuar d’Amazonie équatorienne. Je ne savais pas grand-chose de ces indigènes que l’on appelait auparavant les Jivaros ou « réducteurs de têtes » mais j’ai décidé de tenter l’expérience car ce n’est pas tous les jours que l’on propose à une étudiante de vivre au sein d’une communauté indigène dans la forêt amazonienne !
Je suis donc partie en juin 2010 pour une période de deux mois en Equateur. Après un passage par Bogota en Colombie, je suis arrivée à Quito, capitale du pays mais huit heures de bus m’attendaient encore avant d’arriver à San Pablo de Wankants, entre Macas et Puyo, deux des villes les plus importantes de « l’Oriente ». J’étais attendue par une famille d’environ trente personnes qui m’ont accueillie les bras ouverts après une danse guerrière. Logée dans une maison traditionnelle en bois, je donnais des cours de français et d’anglais à une quinzaine d’enfants de la communauté. J’ai pu découvrir leur mode de vie fait de travail au champ et de beaucoup de temps en famille. Les familles shuar vivent souvent de la vente du bois ou de leurs productions de « malanga », « yuca » et autres produits locaux mais l’argent n’est pas important pour eux car ils héritent des terres de leurs parents et estiment qu’ils ne sont jamais pauvres tant qu’ils peuvent avoir des terres pour se nourrir et construire leur maison.
J’ai pu évoluer dans cet environnement reposant mais qui ne ressemble pas tout à fait aux idées que l’on se fait de la jungle. Les animaux exotiques disparaissent petit à petit et la déforestation est un réel problème. Les compagnies pétrolières en sont bien sûr les principales responsables mais les Shuar n’ont pas peur d’avouer qu’ils participent aussi à la déforestation en vendant leur bois. Ils réfléchissent donc à des solutions alternatives. La famille dans laquelle je vivais cherche par exemple des fonds pour pouvoir planter un champ de « malanga » et s’équiper en véhicules pour vendre leurs productions dans les marchés. C’est un projet qui leur tient à cœur, tout comme celui de faire connaître leur culture pour ne pas qu’elle tombe dans l’oubli et surtout que les plus jeunes soient fiers d’être Shuar dans un pays où ils cherchent de plus en plus à étudier dans les grandes villes ou à partir vivre et travailler aux Etats-Unis, loin des traditions. Pendant mon séjour j’ai bien compris ces préoccupations et serais heureuse de témoigner pour les faire connaître en France.

En dehors de ces rencontres enrichissantes, j’ai eu l’occasion de voyager et de découvrir les villes de Baños, connue pour ses sources d’eau chaude, Tena, autre ville d’Amazonie et ses alentours où l’on trouve encore beaucoup de singes et des espèces étonnantes d’oiseaux, Cuenca, ville coloniale des Andes par excellence où sont fabriqués les chapeaux «panamas», et bien sûr Quito, belle capitale où malheureusement, la criminalité et la délinquance sévissent. Rien à voir avec Macas où je ne ressentais aucune peur et pouvais me promener seule. Dans cette région, la population était presque exclusivement shuar et était très étonnée de voir une « Blanche » s’intéresser à leur culture et vivre comme eux. Les Shuar sont très attachants et même s’ils ne possèdent pas énormément de choses, ils étaient toujours ravis de m’inviter à tour de rôle pour manger des « ayampacos » (poulet ou poisson cuits au feu de bois dans une feuille de bananier ou de bijao) ou simplement pour partager la « chicha » (boisson traditionnelle à base de yuca fermentée). Aujourd’hui, il me reste tous les bons souvenirs de ce séjour et j’ai bien sûr oublié tous les petits désagréments dus au manque d’eau chaude ou de nourriture répétitive. Me reviennent sans cesse à l’esprit les sourires des enfants, la gentillesse des femmes qui m’ont prises sous leurs ailes, la pédagogie des hommes qui m’emmenaient aux champs pour me parler de leurs coutumes, et les paysages à couper le souffle d’un pays où l’on trouve si bien la mer, que les Andes ou la jungle.
A mon départ, j’ai promis à mes amis shuar de parler de leurs préoccupations et de diffuser largement leur histoire pour qu’un maximum de personnes se joigne à leur lutte de protection de leur culture et de l’Amazonie. J’espère pouvoir retourner voir « ma deuxième famille » dans un futur proche ou avoir la surprise de les retrouver dans un prochain Festival des Cultures du Monde à Gannat.

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Vos expériences, vos témoignages – Part 2

Pendant la Semaine de la Solidarité Internationale, nous avons reçu de nombreux témoignages de la part de personnes qui avaient vécu une expérience de bénévolat significative. Après Caroline au Vietnam, voici ce que nous raconte Eric sur son expérience solidaire au Maroc :


Mon départ pour le Maroc en 2008 correspond à ma décision de mettre en place un projet de développement avec une association locale encore non identifiée et d’en renforcer les capacités dans la mesure du possible. Le projet ici présenté ne démarrera pourtant qu’en 2009. Il m’aura donc fallu une année pour me faire une idée des besoins de la population locale, des structures susceptibles d’y répondre et des moyens financiers disponibles. Je débute mon activité en tant que chef de projet au Centre Dar al amal (www.daralamal.com), d’El Jadida, petite ville située au sud de Casablanca. La structure est gérée depuis une dizaine d’année par l’Association Marocaine d’Aide à l’Enfant et à la Famille. Le centre accueille à la journée les enfants de la ville en situation précaire ainsi que leur famille. Des repas y sont servis. Les enfants bénéficient également de distributions de vêtement, de séances d’animation et de colonies de vacances et surtout d’un lieu d’écoute et de soutien. C’est en répondant à l’appel à projet « Méditerranée, d’une rive à l’autre » que je deviens chef de projet. Notre programme consiste à scolariser, à l’aide d’un programme d’éducation non formelle, environ 60 enfants en rupture scolaire dans deux quartiers de la ville. Deux ans après le démarrage des activités, le succès de notre dispositif nous permet, d’une part, de pérenniser le programme en signant un partenariat avec le ministère marocain de l’éducation nationale, mais encore, d’augmenter les effectifs et de créer une équipe de rue financée par une société locale. Notre présence quotidienne dans la rue nous permet alors de mettre en place un réel suivi médical des enfants, de renforcer l’implication de la famille dans la prise en charge et d’assurer une plus grande efficacité de l’ensemble des activités. Des partenariats avec des associations à caractère social et culturel françaises, prennent forme et plusieurs rencontres sont organisées chaque année au sein du centre avec des groupes de jeunes français en situation difficile. Nous travaillons actuellement à la création d’un lieu d’accueil participatif pour les très jeunes enfants dont les mères, célibataires, sont contraintes de mendier avec leurs enfants.
Avant de terminer ce récit, il me semble important de faire deux constats. D’une part, au regard du contexte marocain, j’ai pu constater que les associations sont aujourd’hui les seuls acteurs capables de mettre en place une prise en charge intégrée (c’est-à-dire qui tient compte de l’ensemble des besoins de la personne) pour des populations défavorisées. C’est pourquoi, face à l’exclusion et la pauvreté, la structure associative apparaît comme un maillon incontournable pour assurer l’égal accès à la santé, à l’éducation et à la culture. D’autre part, si le rôle que jouent les structures non gouvernementales s’apparente à des services publics, il est dommage de constater que les fonds sur lesquels reposent les projets sont en grande partie des fonds privés. La limite de la réappropriation citoyenne se rencontre lorsque, là où l’action associative est pertinente, l’action publique n’a plus besoin de l’être.
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Vos expériences, vos témoignages

Pendant la Semaine de la Solidarité Internationale, nous avons reçu de nombreux témoignages de la part de personnes qui avaient vécu une expérience de bénévolat significative. Nous vous en livrerons quelques-uns sur ce blog au cours des prochaines semaines.

Aujourd’hui, Caroline Farhi nous raconte son expérience en tant que bénévole à la Boulangerie Française de Hué, au centre du Vietnam :

« Je suis partie en tant que bénévole au Vietnam en juin 2009. Pendant 6 mois, j’ai travaillé dans une école de formation en boulangerie-pâtisserie qui s’adresse à de jeunes adolescents défavorisés au centre du Vietnam. Cette expérience a complètement changé ma vie. Je souhaitais partir sur le terrain, histoire de me confronter à la « vraie vie », et j’avoue que je n’ai pas été déçue. Dès mon arrivée, j’ai été plongée dans un nouveau pays à la culture riche. J’ai encore des images pleins la tête, mais aussi des odeurs, des sensations. C’est difficile de raconter à quel point j’ai pu être touchée par ces apprentis. Lorsqu’on doit organiser de nouveaux recrutements, ces adolescents sont si timides, et ils ne connaissent rien à la boulangerie. Quelques mois seulement après avoir intégré la formation, ils sont méconnaissables : ils s’intègrent parfaitement dans leur équipe, et au sein de l’école, et développent de vrais talents de boulangers. Le travail et les horaires ne sont pas faciles, ils doivent se lever à 3h du matin pour préparer la pâte, mais ils le font avec application et toujours avec le sourire. Et quand j’arrive dans les cuisines à 6h00 pour vérifier la production avant qu’elle ne parte pour la boutique, moi aussi j’ai le sourire. Parce qu’ils me le rendent à 100%. Parce qu’ils aiment ce qu’ils font, et que ça se sent. Parce qu’ils sont pleins d’attention, pour moi et pour tous les volontaires. Parce que je sais que cette association leur ouvre de nouvelles portes. Ils apprennent l’anglais, un peu de français, et surtout, ils apprennent une expérience professionnelle qu’ils pourront revendre dans les meilleurs hôtels internationaux du Vietnam.
Tout n’est pas rose, et il y aussi des problèmes de discipline, ceux qui ont du mal à se plier au règles. Mais l’équipe est soudée, et cette expérience m’a appris aussi que l’on ne peut pas aider tout le monde. Il y a ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas être aidés. Et il faut l’accepter, même si c’est difficile. Le plus riche dans cette expérience, ce sont les moments informels passés avec les apprentis, et l’équipe vietnamienne. Les « ca phé » à la fin de la journée, les parties de foot sous 30 degrés ou les karaokés avec les vendeuses. Ces moments là n’ont pas de prix, et effacent n’importe quelle barrière culturelle. Même avec mon faible niveau de vietnamien, on arrive à se comprendre, à rire ensemble, à partager des moments très forts. Quand j’ai du partir et leur dire au revoir, j’ai eu l’impression que mon cœur se scindait en deux. J’ai du dire adieu à ceux que je considérais comme mes petits frères, et c’était la chose la plus difficile que j’ai jamais eu à réaliser. Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est là-bas que j’ai découvert qui j’étais réellement, au plus profond de moi-même. Encore aujourd’hui, je continue de les appeler pour prendre de leurs nouvelles et mon cœur se serre quand j’entends leurs voix pleine de sourires. Pour eux, je suis et resterais toujours « Chi Caro » (Grande Sœur Caro). »
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